Je suis née créative, rêveuse, et douée de mes mains.

Depuis toute petite, j’ai eu besoin de faire quelque chose avec mes mains : dessiner, créer, écrire, coudre, assembler, transformer. La couture est entrée dans ma vie comme une évidence, grâce à ma maman. Je la regardais fabriquer nos costumes pour les fêtes médiévales, préparer mes tenues de spectacles de danse, bidouiller des déguisements de carnaval… Chaque étape, mais surtout le résultat, me fascinait. C’était ma première école du fait-main et de la création artisanale.

 

En grandissant, ce désir est devenu plus précis :

Je voulais imaginer mes propres vêtements, porter ce qui me donnait vraiment envie, être à l’aise et me sentir unique. C’est ce besoin, tenace et doux, qui a commencé à faire germer Inleyss dans ma tête.

La naissance de mes filles et l’étincelle Inleyss quand Inaya et Leyssa sont nées, Inleyss a pris forme dans mon cœur. Leurs prénoms sont devenus le nom de cette marque qui couvait en moi.

 

Pendant mon congé parental, je leur cousais des petites pièces avec une joie folle :

C’était mon terrain de jeu, je me sentais bien, et je créais des vêtements juste pour elles… J’étais à fond, mais j’avais conscience que ce projet ne pourrait pas tout de suite devenir mon quotidien. J’ai toujours travaillé depuis mes 18 ans, mais à ce moment-là je cherchais un travail qui me donnerait un contact humain plus profond que ce que j’avais connu jusque là : aider, être utile, créer du lien.

J’avais soif d’apprendre toujours plus, pas par obligation mais parce que j’en avais vraiment envie. Un jour, alors que j’étais sur le sol à découper des patrons pour mes filles, ma future patronne m’a appelée et m’a demandé : “vous pouvez commencer dans deux jours ?” Branle-bas de combat : la couture est restée sur le côté pour un temps, et je me suis lancée dans ce nouveau travail pleine d’espoir, prête à relever ce défi humain.

 

Mon parcours pro :

Apprendre, toujours plus. J’ai passé plus de neuf ans dans un laboratoire d’analyses médicales. Chaque jour était une leçon. Les patients étaient différents, inquiets, vulnérables, parfois gravement malades, et moi je voulais rendre ce moment plus chaleureux, apporter un peu d’apaisement. J’apprenais toujours plus parce que je voulais comprendre, être efficace, et offrir ce “petit plus” qui change une journée. Les six premières années ont été riches : un rythme exigeant, des émotions fortes, et ce sentiment d’être au bon endroit pour créer du lien humain. Comme toujours, je donnais le meilleur de moi-même.

 

Le bouleversement :

Covid, rachat et perte de soi. Le covid, c’était la peur, l’incertitude, la charge émotionnelle… et ensuite le laboratoire a été racheté par un grand groupe. Petit à petit, les patients sont devenus des “clients”, et la logique du rendement a pris le pas. Et moi ? Je ne me reconnaissais plus. Moi qui suis tout sauf renfermée, je suis devenue triste, fatiguée, limite aigrie… J’avais l’impression d’étouffer, d’avoir perdu une partie essentielle de moi. C’était un vrai trou noir. Malgré tous mes efforts, la situation a pesé sur ma santé et ma vie familiale.

 

Et puis, au milieu de cet épuisement, la couture est revenue comme une lumière :

Ce projet enfoui s’est imposé à nouveau. J’ai recommencé à coudre, à patronner, à créer sans m’arrêter. L’espoir revenait. Le soutien de mes proches. Mon mari a été un pilier. Un an et demi avant que je quitte mon travail, il a déposé la marque et m’a dit, simplement :“Voilà, ta marque est déposée. C’est quand tu veux.”Les larmes ont coulé. L’émotion était immense. Et quand, un an et demi plus tard, j’ai annoncé à mes filles que j’allais quitter mon travail pour me consacrer entièrement à ce projet, elles ont sauté de joie. Voir leur enthousiasme, leurs regards brillants, c’était un mélange d’émotion et de soulagement.

Leur soutien et leur joie de me voir franchir ce cap m’ont profondément bouleversée, d’autant que ce n’était pas un moment “idéal” : elles étaient adolescentes, nous avions en route des années de dépenses (études, permis, projets), et pourtant, à aucun moment elles n’ont semblé perturbées par les sacrifices que l’entrepreneuriat imposait. Leur confiance a été une force incroyable.

 

Aujourd’hui, je ne raconterai pas encore toutes les pièces du puzzle, ce sera pour le prochain article où je t’expliquerai pourquoi je crée ce que je crée : mes choix de style, mon éthique, et comment Inleyss prend vie.

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Jess

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